Un trésor du patrimoine niçois


La promenade des Anglais en 1880

En 1870, la promenade des Anglais était encore un chemin ombragé qui courait le long de la baie des Anges.

Depuis sa création en 1878 cet hôtel appartient à la même famille. E n 1878 la famille Schmitz, les ancêtres des propriétaires actuels, achetèrent deux villas pour en faire un hôtel.  Elle en confia la conception à l'architecte Louis Castel. La famille Schmitz suivant l'image "anglaise" de Nice, obtint de la famille du duc de Westminster, l'autorisation d'appeler le nouvel hôtel, "Hôtel Westminster".

Obtenant très vite un grand succès, l'hôtel fut agrandi en 1904, c'est de cette époque que date la partie arrière du bâtiment qui comprend :
L
e hall aux fresques
avec un plafond extraordinaire peint par un artiste italien originaire de Florence,
le salon Président
de 200 m² qui était le restaurant où l'on y servait les menus de "table d'hôte",
le salon "Belle Epoque", un des plus purs exemples d'architecture et de décoration du début du siècle, décoré à la feuille d'or et un ensemble de chambres donnant sur les jardins Masséna.

A cette époque la gestion de l'hôtel fut confié à une famille d'hôteliers suisses, les une Rebettez, qui assura la direction de l'établissement jusqu'en 1950. A leur départ, Madame Schmitz, reprit à son compte l'exploitation et la transmis à son fils, le Dr Jean-Paul Grinda.

Le Dr Grinda était l'une des figures les plus célèbres de la ville de Nice, chirurgien en chef des hôpitaux, ancien propriétaire du journal "L'éclaireur de Nice", membre associé de l'Académie de chirurgie, il consacra une grande partie de sa fortune personnelle à la modernisation et à la remise en état de l'hôtel Westminster qui avait été occupé et dégradé pendant la Seconde Guerre mondiale par les armées d'occupation.

En 1961, après s'être entouré d'une équipe de professionnels, il décida de garder l'aspect traditionnel et l'ambiance chaleureuse de son concept début de siècle, pour en faire un hôtel digne de tous les palaces mondiaux.
Les anciennes grandes salles de restaurant furent transformées sans altérer le style en salles de congrès. Deux restaurants virent le jour ainsi que le bar de style colonial anglais qui fut inauguré à l'angle de l'hôtel, les immenses cuisines en sous-sol furent réduites et une partie des locaux fut transformée en night-club.
Il entreprit de rénover ce patrimoine artistique et fit venir un artiste florentin pour raviver, à l'ancienne (au lait et à la mie de pain), les couleurs des fresques du grand hall.
Il fit aussi redorer à la feuille d'or les fresques du salon Belle Epoque et toutes les ferrures des cages d'escalier.
Enfin, il compléta le tout par l'achat d'une collection des tableaux de Bensa qui représentent les vues de Nice d'avant 1860.

L'hôtel et presque musée Westminster, est maintenant l'un des établissements hôteliers de la Côte d'Azur les plus représentatifs de la culture traditionnelle du sud de la France, tant au point de vue architectural que de la décoration intérieure.

De nos jours, la nouvelle génération de cette grande famille n'a pas manqué de procéder à de nombreux travaux de modernisation.